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Tourmente

Posted by Westwind on 23 janvier 2011 – 23 h 31 min

LA GOUTTIERE

L’hommage aux victimes du bombardement de Brest se poursuit avec cet album, deuxième de la série des Tourmente. Sortit cette fois chez Nihil Voces, Tourmente II se présente dans un CD limité à 500 copies, à la pochette toujours superbe, sorte de négatif de celle du double LP précédent. La continuité et le lien entre les deux albums sur le plan musical sont évidents ; Westwind évolue toujours dans une electro ambient à la fois douce et indus, teinté d’accents martiaux et néoclassiques. On remarque cependant que le second opus marque plus par son côté electro, voire electronica, ses ambiances globalement moins glauques que sur Tourmente I, plus dur.
Christophe Galès nous livre une musique superbe, empreinte d’une douce tristesse, mais jamais l’expression d’un quelconque apitoiement ne se fait sentir. On ressent d’avantage la vivacité de l’hommage révérencieux que l’illustration du bombardement, à travers une musique toujours rythmée, même sur fond d’ambient. Tourmente II renferme de nombreuses compos très inspirées – la IX, la VI, ou encore l’avant dernier titre, superbe dans une electronica douce et mélodique -, formant un ensemble homogène mais jamais ennuyeux pour autant. Le disque requiert sans doute un certain nombre d’écoutes, la musique étant dense aussi bien sur le plan musical qu’émotionnel ; un temps qu’il faut impérativement consacrer à cet album superbe et étonnant, sans doute plus accessible que Tourmente I mais aussi plus marquant à mon sens.
Vraiment un grand disque grâce auquel Westwind à toute les raisons de recevoir enfin l’accueil qu’il mérite. On n’a pas intérêt à perdre de vue ce projet, la prochaine réalisation de Christophe Gallès s’annonçant tout aussi géniale…

6/6
Mugin


AXESS CODE

Nappes cotonneuses, brouillard industriel, saturations discrètes, bruits de chantiers de voie ferrée ou de constructions navales, des tracts dégringolent du ciel sur la ville de Brest, frappés de l’aigle Allemand, avis à la population d’obtempérer. Affront terrible pour le peuple finistérien. Un orgue funèbre qui annonce l’absurdité des événements à venir. Le cauchemar d’une ville, sa résistance, sa destruction et sa reconstruction, ses cicatrices encore visibles.
La première plage de ce double album de Westwind vous saisit pendant 20 minutes belles et inquiétantes à en pleurer. Les trois pistes suivantes de facture plus industrielle mettent en place des percussions métalliques parfois distordues et concassées, un côté tribal savamment dosé emmené par des orgues nostalgiques et se terminent par des ambiances martiales : l’entrée des troupes dans Brest ? Les mélodies belles et faussement naïves rappellent parfois les ambiances de Death In June ou l’atmosphère neo classique du MacBeth de Laibach. Il faut avoir tenu le vinyle dans ses mains pour saisir pleinement le propos de Westwind, des photos de l’occupation en couverture intérieure montrant l’absurdité de la situation et les dommages causés à la ville. Un étalage sans complaisance d’une réalité à ne pas oublier, un témoignage et non une fascination morbide, un objet courageux.
La partie suivante Tourmente II propose 12 pistes tout aussi passionnantes, Westwind à bien un pied dans la musique électronique : des nappes de synthés ondulantes souvent old school font leur entrée au fur et à mesure des compos, notamment sur les merveilleuses 3eme et 12eme pistes (la 12eme … je n’ai pas les titres sorry… qui renferme un petit parfum de ‘Jakaartaa’ de Trisomie 21, sublime) Toutes ces mélodies … les mots me manquent, passez à Brest un après midi d’été et observez l’architecture qui vous entoure, ça vous prendra aux tripes aussi sûr que la Tourmente de Westwind. Une valeur sûre, inclassable et intemporelle. Indispensable. Bravo Kris !

Chronique > Revco


D-SIDE MAGAZINE

Double projet d’envergure pour le Brestois Westwind, Tourmente, don’t les deux volets complémentaires sont publiés séparément, l’un sous forme de double vinyle et l’autre de CD, tous deux limités à cinq cents copies, se consacre à rendre hommage à la destruction de Brest en 1944, partagée entre Allemands et Américains, qui a fait plus de ving mille morts militaires et vite la destruction d’un abri contenant alors quatre cents civils. Pour cette occasion, Westwind marie à la fois le recueillement et la puissance sur Tourmente I dans de longs titres (un par face) alternant plages sépulcrales et envolées de percussions métalliques, entre orgues atones, grouillements dark ambient et crissements industriels. Tourmente II, aux titres plus ramassés, réintroduit les voix, les ambiances martiales auxquelles Westwind nous avait habitués, et révèle finalement, après la destruction, panoramique et architecturale de Tourmente I, une autre forme de désolation, cette fois-ci plus humaine, plus proche des corps. Une œuvre ambitieuse qui se solde par une réussite totale, par un diptyque d’une grande force, tant émotionnelle que musicale.


GUTS OF DARKNESS

« Tourmente est dédié à la ville de Brest ; à tous ceux qui y ont perdu la vie ; et ceux qui y survivent. » La thématique du nouvel opus du projet armoricain est on ne peux plus clairement définie. Bien que ‘Le vent divin’ soit sorti récemment chez Neuropa il était déjà prêt depuis plus d’un an, et « Tourmente » était déjà en gestation depuis deux années. Le concept est d’autant plus ambitieux qu’il est constitué de deux parties complémentaires sur deux formats différents : la première partie sur un double-vinyle devrait être disponible dans les prochaines semaines, et la seconde qui nous intéresse ici, sur un cd limité à 500 exemplaires. Cet album est grand, ambitieux disais-je : grandiloquent mais jamais pompeux, « Tourmente II » rend hommage d’une manière émouvante à la population meurtrie d’une ville qui fut réduite en ruines lors des bombardements alliés. Par population, entendez les habitants mais aussi les allemands : point de complaisance, juste une volonté de ne pas faire de distinction au nom d’une morale qui n’a pas sa place ici. De ritournelles funèbres au clavier en mouvements martiaux enclins à provoquer les images les moins réjouissantes, « Tourmente II » monte en puissance tout en alternant quiétude fébrile et moments tragiques. Sa capacité à conserver la dignité qui sied au deuil est par ailleurs marquante, et malgré les instants pénibles que l’on devine ce requiem cherche sans pathos à faire dévier les rayons d’une lumière pure sur les ruines et les meurtrissures. La musique de Westwind, loin de tout monolithisme, sait se parer d’atmosphères variées, haletantes ou recueillies et de sonorités alliant à la fois l’ambient la plus pure et l’électronique discrète et mélodieuse. Un grand album à acquérir d’urgence (ainsi que « Tourmente I » qui arrive !) tant sa facture tout en sincérité ne peut laisser indifférent. December 2004

note 6/6


AURALPRESSURE

Where the fuck is it? Gottcha! Found it at last amongst some hidden files in my computer. At the end of my review for the Westwind CD release « The Bunker » I wrote « Anyone with the vaguest of interest in this type of music would be well advised to go out right now and buy this CD. I can’t be more specific or say fairer than that. » If they had used that quote on a poster campaign to help flog it they could, possibly, be retired and laying on a sun drenched beach up to their necks in drugs and wild sex. But they didn’t. More fool them.

« Tourmente II » is part of a triple release, the others being released on vinyl, and is a kind of concept recording dedicated to the destruction of the city of Brest during WW2. As one would expect with such solemn fare there’s no laugh a minute shit going down and you aren’t going to file it under ‘H’ for Happy in your collection. Unless of course you’re a twisted motherfucker. Deviating slightly from their usual quirkiness and weird charm here the music is more percussion and organ based with a fine dynamic in rhythm and mood setting. Actually the music is very simplified and restrained which only adds emphasis to the bleak ambience of the subject manner that they are trying to convey. Part life affirming and uplifting and part despondent and depressing the music twists and turns through so many feelings leaving you breathless with admiration. If you could imagine a more upbeat Protagonist it will give you some, but not all, sense as to what « Tourmente II » sounds like.

Like a moth caught in a naked flame the music continually drags at you, exhilarating but exhausting you in the process at the same time, until the cycle is completed. It is an emotional and sensational ride that you would be well advised to hitch onto. And.they can quote me on that.


BABYLON MAGAZINE

Il cd si presenta con un booklet minimale ma molto espressivo. Poche foto in bianco e nero raffiguranti (intuisco leggendo quanto scritto nella foto centrale) gli esiti dell’assedio della città di Brest. In fondo al booklet si legge: « Tourmente è dedicato alla città di Brest; a tutti coloro che vi hanno perso la vita; e a tutti coloro che sono sopravvissuti ». Il lavoro grafico si lega decisamente bene all’atmosfera musicale trasmessa. Atmosfere di rovina post-bellica che trascinano a poco a poco l’ascoltatore negli orrori della Seconda Guerra Mondiale. Per chi ama i riferimenti musicali, non posso non citare il Northgate di « Liturgie Pour La Fin De La Patrie ».
Non si tratta di un’opera di facile ascolto, questo cd ti entra lentamente nel cuore e nella mente. Non voglio descrivere le singole canzoni perché, a mio parere, l’ascolto deve essere continuato dal primo all’ultimo minuto per non perdere il sentiero che gli artisti tracciano e che vogliono farci percorrere (a conferma di questo, nel booklet non vi sono nemmeno i titoli dei singoli brani). Posso solo dirvi che, in un cd così d’atmosfera si cade facilmente nella ripetitività se ci si addentra in trame molto lunghe. Il rischio opposto è quello di creare un lavoro incompleto. Qui i Westwind sono riusciti ad evitare entrambi i pericoli. L’ascolto non è mai retorico, ci si sente accompagnati in un viaggio dentro una città assediata. Ed alla fine ci si trova soli, come l’uomo nella foto della copertina, a vagare tra le macerie. Musica che fa riflettere.una rarità ai giorni nostri. Se siete pazienti, Tourmente vi ripagherà con gli interessi, non solo musicalmente. Un sincero complimento ai Westwind, nella speranza che possano regalarci altri lavori come questo.

7/10


Singsinema Blog

Projet de Christophe Gales, brestois et co-leader du label Steelwork-Maschine, ce disque se distingue des autres productions indus « made-in-France » par sa qualité et son inventivité. Personnellement, je trouve que beaucoup de ce qui sort de ce courant musical (très actif néanmoins) est souvent très brouillon, voire très bourin (Propergol, …). Là, on se situe dans un disque concept, dédié à la ville de Brest qui fut bombardée lors de la deuxième guerre mondiale,  « Tourmente est dédié à la ville de Brest ; à tous ceux qui y ont perdu la vie ; et ceux qui y survivent. » La musique est en parfaite adéquation avec cette thématique avec des passages plutôt calmes mais tourmentés, suivis par des plages plus musclées et martiales (annonçant les bombardements?). Lors de ces derniers morceaux, on sent la « patte » Westwind avec des sons électro couplés avec rythmes martiaux assez « légers ». Une vraie réussite. Il faut noter qu’en fait le concept Tourmente est divisé en deux parties, la première sur vinyl (que je n’ai pas écoutée) et le seconde sur CD (d’où le II). Il est possible d’écouter des extraits de l’album et d’autres morceaux de Westwind sur son site :   http://kerozene.phpnet.org/westwind/mp3s/index.htm .


Transit Mag

Christophe Galès est l’homme derrière ce projet post-industriel, comme il se plaît à le nommer, depuis 1998. ‘Tourmente II’ vient compléter ‘Tourmente’ (double LP). Ces deux produits sont chacun limités à cinq cents exemplaires et rendent hommage aux disparus (quelle que soit leur nationalité) de Brest pendant l’été 1944 alors que la guerre faisait rage. Et ‘Tourmente II’ ne trompe personne, il est sincère, écorché, agité au niveau des sentiments mais calme, répétitif et incisif au niveau de la musique. Très hypnotique, voire ‘autistiquement’ stéréotypé, Westwind rappelle des souvenirs dérangeants et des images assassines. Composé spécialement à la mémoire des morts de Brest, mais aussi à celle des survivants, ‘Tourmente II’ dégage d’autant plus une atmosphère admirable. Les plages musicales ne comportent pas de titre ; ultime respect à toutes ces personnes décédées trop nombreuses pour être citées ? Quoi qu’il en soit, Westwind a mis tout ce qu’il avait dans cet album qui porte merveilleusement bien son nom.


Violent Solution

Difficile de modéliser par des mots les sentiments éprouvés à l’écoute de ce disque… Dédié à Brest et aux périodes troubles que la ville a connues durant la seconde guerre mondiale, ne vous attendez néanmoins pas à des rugissements de mitrailleuse, des bombardements ou des cris. Ici on navigue entre ambient funèbre et electro douce avec des percussions modérées et dont les consonnances nous ramènent des décennies en arrière. Les morceaux oscillent entre 4 et 8 minutes, et l’ensemble de l’oeuvre dure 72 minutes. Inutile de vous dire qu’il vous faudra du temps pour saisir l’ensemble du travail fourni. Les claviers sont très présents, que ce soit en nappes (globalement légères, pas du tout grondantes à la Lustmord), en instruments divers (violon, piano etc…), en choeurs ou en mélodies électroniques. Comme je le disais précédemment, la musique de Westwind vous amène ailleurs, dans un monde auquel il est difficile d’apposer une année. S’il souffle un vent d’espoir sur ce monde, on ressent tout de même que le passé est lourd de tristesse et de souffrance, et c’est en celà je trouve que la musique est parfaitement adaptée à l’hommage qu’elle cherche à rendre. Les rythmes varient eux aussi, et ne se cantonnent pas au pas d’une marche funèbre, j’en veux pour preuve les percussions plus « enjouées » du 6è titre (les pistes sont sans nom), ou les rythmiques douces du 12è titre, accompagné de sa mélodie enfantine magnifique. À noter que le packaging, bien que dans un boîtier cristal, est tout de même composé d’un livret avec quelques photos d’époque, et que l’autre partie de cet hommage est présente sur le vinyl « Tourmente I ». Un long requiem beau à pleurer, que je ne saurais trop vous conseiller.


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